Investissements indiens et chinois vers l’étranger – Dans quelle direction ?

Ce qui est sûrement vrai pour le développement des infrastructures de la Chine, et pour son volume d’investissements directs à l’étranger jusqu’à aujourd’hui, mais dans d’autres secteurs l’Inde arrive en tête. C’est notamment le cas du développement des entreprises indiennes comparées à leurs homologues chinois, un certain nombre d’éléments entrent en considération.

Les régimes réglementaires et les entreprises cotées en Bourse

Les entreprises indiennes sont cotées à la Bourse de Bombay, qui est aussi la plus ancienne Bourse d’Asie. Elle est comparable à la Bourse de Shanghai pour sa taille mais elle la surpasse sur des critères de code de fonctionnement strict, d’autorité de la loi et de transparence. En bref, la Bourse de Bombay fonctionne et a fonctionné avec des standards internationaux et permet une grande sécurité de par la qualité de ses entreprises.

En effet, il n’y a eu que 22 changements parmi les 100 premières entreprises lors des 15 dernières années. Certaines compagnies indiennes sont également cotées à l’international et ce depuis des décennies. En comparaison, les Bourses de Shanghai et de Shenzhen sont jeunes et toujours en grande partie subventionnées par l’Etat.

Par ailleurs, la Commission chinoise de régulation des opérations boursières en tant qu’organisme de normalisation n’a pas le pouvoir de sanctionner les sociétés contrevenantes. Il faut une action civile intentée par le gouvernement – c’est-à-dire contre le marché chinois, alors que le gouvernement demeure le plus grand actionnaire de ces entreprises d’Etat- elles ne sont donc contrôlées par aucune autorité indépendante. C’est pourquoi des doutes planent sur le véritable statut financier de nombreuses entreprises cotées en Chine d’autant que certains comptes ne sont pas rendus publics par le gouvernement pour examen pendant que d’autres ne font l’objet d’aucun contrôle indépendant approprié. La Chine a encore beaucoup de chemin à parcourir avant que sa Bourse ne devienne transparente et la qualité de ses actions est plus incertaine qu’en Inde où le régime est plus sévère et plus indépendant.

Comparaison des capitalisations :

  • La Bourse de Bombay :
  • 1.000 milliards USD, 4.833 entreprises répertoriées
  • La bourse de Shanghai:
  • 1.700 milliards USD, 849 entreprises répertoriées
  • La bourse de Shenzhen:
  • 122 milliards USD, 540 entreprises répertoriées

Capacité de communication

Tout est une question d’anglais. Assez simplement, la langue des affaires en Inde est l’anglais – souvent à tous les niveaux de l’entreprise- à la différence de la Chine. Ce qui signifie que les affaires et les transactions peuvent être bien plus faciles, mieux comprises, et exécutées en Inde. Le mandarin est certes la langue la plus parlée du monde avec environ 874.000.000 sinophones, mais elle n’est parlée par un nombre substantiel d’habitants que dans 16 pays, tous en Asie. L’anglais est la troisième langue la plus parlée dans le monde, avec 341.000.000 anglophones mais c’est la langue la plus internationale, elle est utilisée dans 104 pays – 6,5 fois plus que le mandarin-. L’espagnol est quatrième avec 322.000.000 hispanophones dans 43 pays.

Intéressant, l’hindi est la seconde langue la plus parlée du monde – 366.000.000 habitants dans 17 pays, et le bengali la cinquième avec 207.000.000 habitants dans 9 pays. Donc les Indiens parlent les seconde, troisième et cinquième langues les plus pratiquées, tandis que les Chinois n’en parlent qu’une- utilisée presque uniquement à l’intérieur de leurs propres frontières. Il est peu probable que cette tendance change, car le mandarin reste essentiellement une langue régionale et non globale. L’anglais et les autres langues européennes dominent l’Internet avec prés de 75% de toutes les communications Internet.

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Le commerce Chine-Inde

Reproduit avec l’aimable autorisation de China Briefing magazine

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